Dis donc toi LA MORT, qui a bien pu t inventer ?

Toi qui fauche nos vies, qui a bien pu t instaurer ?

Tu es cruelle toi qui nous prive de nos êtres aimés!

Tu règnes en maître, tout le monde redoute ton arrivée

Tu fais la maligne en touchant toutes les souches de la société

Du plus riche au plus pauvre, du plus jeune au plus âgé

Toutes les civilisations sont à ta merci emprisonnées.

Pour qui te prends tu ? Un tyran ? Une divinité ?

Rien ne te résiste de la noblesse à la pauvreté,

Tu n’as aucun discernement, aucune perspicacité

Puisque tu réserves le même sort au brigand comme à l’homme de bonne renommée

Allons, ne te surestime pas, il existe plus fort et plus doué !

Pourquoi cette vie magnifique devrait elle  finir par le vent balayée ?

Pourquoi l’homme a t il en lui la notion de l’éternité ?

Contrairement aux animaux qui n’ont aucune conscience exercée.

A quoi bon tout ceci,  si tout doit être emporté ?

Il y a une contradiction évidente dans l’énoncé 

Entre toi MORT, maître cruel que l’on ne peut évincer

Et le monde des DIVINITÉS qui vit sans s’arrêter

Le désir de notre coeur de rester vivant et entier

Corrobore cette incohérence entre mort et éternité.

Si tout s’arrêtait par la mort, ce serait vanité.

Mort, ta victoire est donc de courte durée.

En rien tu n’échappes au sort qui t’est réservé.

Si tu était naturelle comme la rose des prés,

Personne ne chercherait à t’échapper

Or, on ne veut pas de toi et le temps on cherche à retarder

Cela prouve qu’on ne veut pas se sentir concerner

Par cette épée de Damocles qui a tout moment peut tomber.

Tu nous déranges, tu nous perturbes, MORT SATANÉE

Que tu surviennes au cours de nos jours âgés,

Par la vieillesse et notre santé usée,

Ou au contraire, que tu nous cueilles dès la rosée

Nous arrachant ainsi à nos parents adorés,

Toujours tu seras comme une adversaire considérée

Quelque soit ta façon à nous de te présenter,

Accident, maladie, fatalité,

A moins que tu ne sois la confidente des âmes déprimées.

Ton ombre plane sur nous tel un aigle les ailes déployées,

Ton regard perçant, tu es prête à sauter

Nous considérant comme une proie à ne pas lâcher

Une âme délicate si bonne à déguster.

Hé ! Toi la mort, vas tu donc arrêter ?

Quand en auras tu eu à satiété ?

C est un ordre : LAISSE VIVRE LA SOCIÉTÉ !

Ne dérange pas le petit qui sommeille après sa tétée

Quelle satisfaction aurais tu à voir sa mère pleurer ?

Permet au vieillard de garder souvenir de sa vie écoulée

Avant de frapper à sa porte et de venir le chercher !

Respecte un peu ce père de famille qui s éreinte à travailler !

Descendant tous les jours dans les mines, craignant le danger

Figure toi que son fils l’accompagne,  sans quoi ils ne peuvent manger !

La vie est déjà si dure pour eux, laisse les !!!

Pourquoi te montrer avec un visage d’ange à l’être désespéré ?

Est ce pour qu’il se jette dans tes bras les yeux fermés ?

Tu es rebutante ! arrêtes tes simagrées !

Laisse au Créateur le soin de reprendre les rennes et ainsi de montrer

Que tout ne finit pas avec cette vie, sans quoi ça serait insensé !

Que nos morts reposent en paix certes, mais qu’ils attendent l’instant T

Ou ils seront de tes mains et de tes affres libérés

Mort, ou sera ta victoire ce jour la ? Ou sera ton succès ?

Fais la maligne aujourd’hui, c est momentané !

Un jour, à Dieu il te faudra redonner

Toutes les âmes que tu as dans le Schéol emportées

Ce jour là il te faudra tout assumer :

La souffrance, le deuil les larmes que tu as occasionnés,

Des millénaires de sabotages tu as engendrés !

Cela sera justice que tu finisses par payer

Un règne si tyrannique pendant des années.

Laisse les gens vivre à leur gré !

Retourne d’où tu viens s’en est assez !

Dehors la mort ! dehors l’hadès ! dehors vous qui nous déshéritez !

Laissez nous vivre intensément les heures les minutes qui s ‘écoulent avec liberté.

Laissez nous sentir la puissance de cette vie nous envahir et nous emparer

De chacune de nos cellules et ainsi les métamorphoser

En une identité meilleure, saine et renouvelée,

Débarrassée de corruption  et de souillures maculées.

Laissez nous tendre au meilleurs, à l’éternité !

Le souffle de vie, laissez nous le à plein poumon respirer !

Laissez nous mordre cette vie à pleine dent, acharné !

Profitant ainsi avec bonne humeur, enthousiasmé

De la chaleur du jour levant,  sur âmes épargnées.